L'Axe Risques collectifs, vulnérabilités, résiliences s'inscrit dans le prolongement de structures de recherche nationales sur le même thème : le Programme Risques Collectifs et Situations de Crise du CNRS (d’abord programme du Département SHS (1994-1997) puis programme interdisciplinaire national du CNRS (1997-2000)) ainsi que le Groupement d’Intérêt Scientifique GIS Risques Collectifs et Situations de Crise (fin 2000-2005) – gérés à partir de la MSH-Alpes –, qui s’est fortement structuré au fil du temps dans un double dynamique locale et nationale.
Dans le cadre du Programme/Gis Risques Collectifs et Situations de Crise ont été effectué un certain nombre de publications [Cahiers Risques collectifs et situations de crise, ouvrages sur les risques dans le cadre de la MSh-Alpes, actes des Séminaires]. Certains de ces actes de séminaires (voir la liste) sont diffusés à titre gratuit dans la limite des stocks restant disponibles. Pour toute demande d'envoi postal d'un exemplaire, se renseigner auprès de Laurence Raphaël
Les cahiers Risques collectifs et situations de crise ainsi que les actes du Séminaire spécialisé "Le risque de défaillance et son contrôle par les individus et les organisations dans les activités à hauts risques" sont disponibles via http://www.msh-alpes.fr/fr/catalogue/9
ANR INDEX : L’indépendance des experts et ses problèmes dans le champ de la santé publique : expertise en pratique et enjeux de communication
Recherche sous la responsabilité d’Emmanuel HENRY (UMR PRSIME/GSPE, MISHA Strasbourg) en partenariat avec l’UMR PACTE et la MSH-Alpes (Resp. Claude Gilbert) et l’UMR CSO (resp. Jean-Noël Jouzel).
La partie concernant la MSH-Alpes, sous la responsabilité de Claude Gilbert, associe également Laurence Raphaël et Isabelle Bourdeaux.
Résumé
La question de l’expertise scientifique prend une place de plus en plus importante dans les débats sur les risques mettant en cause la santé publique. La réflexion sur cette question s’est progressivement focalisée sur les principes devant encadrer la réalisation d’expertises (indépendance des experts, recherche d’éventuels conflits d’intérêts, transparence des processus, etc.). Il en résulte une méconnaissance croissante des pratiques effectives de l’expertise qui rend difficile la conception d’une communication adaptée entre décideurs, experts et citoyens. L’objectif de cette recherche est de remédier à cette difficulté en se focalisant sur ce qui, « en pratique », détermine le travail d’expertise. Il est ainsi envisagé :
L’hypothèse centrale est que le produit du travail d’expertise est le résultat, souvent assez complexe, de l’ensemble de ces déterminants ; qu’il correspond donc à différentes formes de « compromis » réalisés par les acteurs impliqués dans ce travail (et sachant que la référence aux principes d’indépendance, de transparence, etc., est habituellement le signe d’une publicisation, voire de polémiques, autour de ce travail). La recherche s’appuiera sur trois solides études de cas concernant l’expertise des risques sanitaires dans le domaine de la santé au travail, dans celui des nanotechnologies, dans celui des pandémies grippales. Chacun de ces cas sera traité par une des trois équipes associées ici et issues de trois grands laboratoires en sciences humaines et sociales (UMR PRISME, CSO et PACTE). La recherche s’accompagnera de la mise en place d’un workshop qui permettra d’organiser la confrontation scientifique avec un groupe plus large de chercheurs intéressés par la question de l’expertise et des échanges avec des acteurs (scientifiques, commanditaires, représentants de la société civile) directement impliqués ou concernés.