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Gerd Altmann sur Pixabay
 
La mémoire est aujourd’hui un enjeu majeur aussi bien dans le monde académique que dans la société civile.
On sait l’importance et les conséquences des dysfonctionnements de la mémoire dans les maladies neurodégénératives, ainsi que la nécessité de les comprendre et de les prendre en charge. Mais on connaît également les perspectives que les neurotechnologies, en plein développement et qui s'appuient parfois sur les rêves transhumanistes, semblent ouvrir à nos capacités mémorielles.

Ce n’est toutefois pas seulement la vie psychologique qui est ici en jeu. La vie collective aussi réserve à la mémoire une place centrale et marquée par un contraste similaire à celui propre à la mémoire individuelle. En effet, d’une part, les rites mémoriels et les lieux de mémoire semblent avoir envahi les sociétés développées contemporaines – le devoir et le travail de mémoire envers certains événements constitutifs de leur histoire est l’une des grandes obligations auxquelles les communautés politiques sont sommées de se plier –. D'autre part, il est manifeste que le rythme effréné avec lequel l’information circule grâce aux moyens de communication contemporains font de nous des êtres particulièrement oublieux.

La compréhension de ce qu’est la mémoire constitue donc une tâche impérieuse pour le monde de la recherche. Mais c'est une tâche particulièrement ardue du fait de de la multiplicité des formes qui sont les siennes, et donc des champs et domaines où elle prend place.

Réunissant plusieurs structures de recherche grenobloises, l’axe Mémoire en réseau propose d’aborder de façon interdisciplinaire plusieurs questions centrales :
  • les rapports entre mémoire et cognition sociale ;
  • la question de la métacognition en mémoire, de son traitement théorique jusqu’à ses applications en santé ;
  • le thème des dysfonctionnements mémoriels ;
  • les rapports entre la mémoire et le corps.